vendredi, 09 mai 2008

La guerre civile au Liban était ... inéluctable!

C’était prévisible. Le processus d’affaiblissement systématique de l’Etat libanais décidé par l’Iran et la Syrie et exécuté sur le terrain par le Hezbollah ne pouvait aboutir qu’à une guerre civile dans un pays qui était souvent donné comme exemple d’ouverture et de démocratie dans la zone Arabe.

Hélas .. Ce beau pays connu pour sa production littéraire riche, sa liberté d’expression sans égale dans les pays Arabes, sa production artistique de haut niveau et son beau exemple de cohabitation harmonieuse entre les différentes religions et ethnies, n’a pas été épargné par l’Iran, un système qui ne cesse de semer les trouble dans le monde. Apres la Palestine et l’Iraq, le tour est venu maintenant pour le Liban, et son outil dans cette stratégie de déstabilisation du Pays est le Hizbollah qui assoit étape après étape l’Etat dans l’Etat tout en faisant tout son possible afin d’affaiblir les fondements de l’Etat légal.

Quand l’Etat est affaibli et qu’une seule partie prend le pays en otage et crée son propre Etat tout en menaçant les autres parties par son armada d’armes, alors il ne faut pas être surpris par l’éclatement d’une guerre civile  dont les prémisses ne font que commencer.

Déjà 10 morts dans un premier bilan des affrontements dans la capitale, on assiste à un blocus effectué par le Hizbollah sur Beyrouth , son armement n’est plus dirigé vers Israël, désormais il est utilisé dans l’intérieur, et c’est une conséquence évidente qui était inévitable car après le retrait Israélien du sud du Liban le Hizbollah s’est retrouvé avec un armement pléthorique et privé de sa raison d’être à savoir la « résistance » à Israël, ce qui ne pouvait mener qu’à ce qu’il cherche un autre « ennemi » pour justifier sa raison d’exister, ce qui explique son empressement pour utiliser ses armes contre les autres parties au Liban.

Vraisemblablement il n’y a pas d’alternative à la guerre civile au Liban à court terme tant que deux conditions ne soient pas réalisées : D’abord que le Hizbollah arrête d’appliquer l’agenda Iranien et que ses décisions et sa directive soient de référence nationale avant tout, et deuxièmement que les armes du Hizbollah soient retirées tout en renforçant l’armée Libanaise et bien l’équiper et la réarmer. Sans cela, et n’ayant pas peur de le dire, le pays se dirige droit vers la guerre civile.

Tout cela se passe et nos amis les pays Arabes restent immobiles et incapables face à cette dégénération de la violence dans le pays, sauf l’Egypt et l’Arabie Saoudite qui voient le danger approcher et qui oeuvrent pour concilier les parties et essayer d’aider le pays à rebâtir son Etat. Les arabes sont en train de commettre encore une fois la même erreur qu’ils ont commit en ignorant l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Ils attendent peut être une autre intervention des Etats-Unis ou de l’Iran pour pouvoir pleurnicher après et dire que personne n’a demandé une telle intervention !!!

dimanche, 04 mai 2008

Sahara Marocain .. Quand les Nations Unies decident de régler le probléme ...

 

Une victoire pour la légalité internationale :

C'est une victoire diplomatique franche pour le Maroc. On a souvent souffert de la "neutralité" passive des Nations Unies vis à vis du problème fictif du Sahara, et on reprochaient souvent aux NU de ne pas dire les choses comme elles sont en face des protagonistes sous le prétexte de ne pas prendre partie pour l'un ou l'autre des parties. Ce qui a eu comme conséquence de faire durer le statu quo pendant 30 longues années, et par là aussi la situation de non paix - non guerre dont les seules victimes ne sont que les peuples du maghreb.

Cependant le Mercredi 30/05/2008 restera une date historique dans la voie pour la résolution de ce conflit qui n'a que trop duré. Ce jour là le conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution sur le Sahara endossant l'appel au réalisme et à l'esprit de compromis lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, M.Ban Ki-moon, et son Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum.

 

Position des Nations Unies :

En effet, dans son rapport présenté Lundi 21/04/2008 au Conseil de sécurité, l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, M. Peter Van Walsum n'a fait que rapporter ce à quoi on pensait au sein de l'ONU et dans les discussions à huis clos.

"J'ai senti le besoin de réitérer cette conclusion que l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable", car il semble, a-t-il dit, que cette conclusion aurait été éclipsée durant les pourparlers de Manhasset alors même que ce constat, "aujourd'hui encore pertinent, se trouve à l'origine du processus de négociations en cours".

Dès le départ, a rappelé l'Envoyé personnel, "j'ai mis l'accent sur la nécessité du respect de la réalité politique parallèlement au respect de la légalité internationale", ajoutant que ce qui importe est de parvenir à un compromis entre les deux concepts.

"Je n'accepte pas l'idée selon laquelle la prise en compte de la réalité politique constitue une concession ou une capitulation", a-t-il poursuivi lors de ces consultations à huis clos.

Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, avait, rappelle-t-on, invité, dans son dernier rapport, les parties à faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.

Par ailleurs et dans une allusion claire à l'implication directe de l'Algérie dans le conflit du Sahara, M. Walsum attribue la persistance de l'impasse au fait que de nombreux pays trouvent assez confortable le statu quo du moment qu'il leur "épargne l'obligation de faire des choix pénibles, comme prendre parti pour l'Algérie ou pour le Maroc".

"La principale raison pour laquelle je trouve intolérable le statut quo est qu'il est trop aisément accepté, non pas seulement par des spectateurs non engagés des pays lointains, mais aussi par les partisans inconditionnels du Front polisario, qui n'ont pas vécu eux-mêmes dans les camps, mais qui sont convaincus que ceux qui y vivent préfèreraient y rester indéfiniment au lieu d'opter pour une solution négociée en deçà de l'indépendance totale", a-t-il dit.

Evoquant le processus de négociations, M. Walsum a rappelé que les quatre derniers rounds de pourparlers n'ont pas permis d'engager de véritables négociations et que "le processus se trouve dans l'impasse en dépit d'un accord sur un 5ème round", estimant que "ce qu'il faut, c'est une orientation plus claire de la part du Conseil lui-même". "Si le Conseil ne peut faire un choix, les parties ne le peuvent pas non plus", a-t-il insisté.

 

Les Nations Unies ont été pour une fois franches :

Les propos de M. Van Walsum, lourds de conséquences pour les parties qui trouvent leur compte dans la persistance de la crise, n'ont d'autre motivation que le souhait que celles-ci jouent un rôle plus grand dans la solution.

Le langage utilisé par Van Walsum peut ne pas plaire aux parties qui ont l'habitude de se résigner à la logique d'interprétation notamment l'Algérie, mais les conditions des populations des camps de Tindouf sont devenues insupportables, du moins sur le plan humanitaire.

Ce qui me pousse à constater que la communauté internationale a décidé ne plus se laisser avoir par le jeu d'Alger qui consiste à faire durer au maximum le conflit en s'immisçant directement dans cette affaire tout en affichant un discours officiel déclarant être neutre.

Le masque est tombé, et ça ne sert plus à continuer ce maudit jeu de volte-face qui consiste à faire en arrière plan le contraire de ce qu'on avance au public. Il est temps pour l'Algérie de s'engager dans des négociations sincères et prônant le compromis tant qu'il en est temps et avant qu'elle se voit imposer une solution qui ne sera certainement pas de son goût.

 

Position des Etats Unis :

Dans la déclaration qu'il a faites à l'issu de l'adoption de ladite résolution, l'ambassadeur américain à l'ONU, M. Alessandro Wolf, avait affirmé qu'un Etat indépendant au Sahara n'est pas une option réaliste et qu'une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible" pour régler cette question.

"Un Etat Sahraoui indépendant n'est pas une option réaliste. A notre avis, une certaine forme d'autonomie sous souveraineté marocaine est l'unique voie réaliste pour résoudre ce conflit qui a duré trop longtemps'', a affirmé le porte-parole du département d'Etat, en commentant l'adoption, mercredi, par le Conseil de sécurité de la nouvelle résolution sur le Sahara.

"Nous exhortons les parties à centrer leurs futures discussions sur un régime d'autonomie mutuellement acceptable", a dit le porte-parole, ajoutant que les Etats-Unis se félicitent de l'adoption à l'unanimité de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité.

"Les Etats-Unis vont soutenir ces efforts en renforçant notre propre engagement avec les parties dans les semaines et les mois à venir", a indiqué le porte-parole, en rappelant la déclaration faite par l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, M. Alessandro Wolf, à l'issue de l'adoption de la résolution.

Le porte-parole a réitéré que les Etats-Unis considèrent que la proposition d'autonomie faite par le Maroc est "sérieuse et crédible".

A vos commentaires..